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quinta-feira, junho 30, 2005

Alicerçando Poesia # 95 - Ana Luísa Amaral


Um céu e nada mais


Um céu e nada mais - que só um temos,
como neste sistema: só um sol.
Mas luzes a fingir, dependuradas
em abóbada azul - como de tecto.
E o seu número tal, que deslumbrados
eram os teus olhos, se tas mostrasse,
amor, tão de ribalta azul, como de
circo, e dança então comigo no
trapézio, poema em alto risco,
e um levíssimo toque de mistério.
Pega nas lantejoulas a fingir
de sóis mal descobertos e lança
agora a âncora maior sobre o meu
coração. Que não te assuste o som
desse trovão que ainda agora ouviste,
era de deus a sua voz, ou mito,
era de um anjo por demais caído.
Mas, de verdade: natural fenómeno
a invadir-te as veias e o cérebro,
tão frágil como álcool, tão de
potente e liso como álcool
implodindo do céu e das estrelas,
imensas a fingir e penduradas
sobre abóbada azul. Se te mostrasse,
amor, a cor do pesadelo que por
aqui passou agora mesmo, um céu
e nada mais - que nada temos,
que não seja esta angústia de
mortais (e a maldição da rima,
já agora, a invadir poema em alto
risco), e a dança no trapézio
proibido, sem rede, deus, ou lei,
nem música de dança, nem sequer
inocência de criança, amor,
nem inocência. Um céu e nada mais.



Às vezes o paraíso, Quetzal Editores, 1998 - Lisboa, Portugal



terça-feira, junho 28, 2005

Alicerçando Imagens # 57 - Parmigianino (Francesco Mazzola) 1503-1540



Puttino alado, Saletta di Diana e Atteone - Rocca Sanvitale em Fontanellato


Fontanellato, perto de Parma, é um pequeno burgo - belíssimo - que recomendo. A Roca Sanvitale merece uma visita.



Vista aerea da Rocca Sanvitale em Fontanellato




Pormenor lateral da Rocca Sanvitale - arcada com frescos


segunda-feira, junho 27, 2005

Alicerçando Palavras # 78 - António Damásio


L'Express du 07/06/2004
Antonio Damasio



«Oui, il y a une biologie des sentiments»

propos recueillis par Dominique Simonnet


Il y a quelque temps encore, on aurait crié à l'hérésie! Une biologie des sentiments? Il était admis que le cœur avait ses raisons à lui, très peu rationnelles, et que les sentiments devaient garder leur part de mystère, loin des préoccupations des scientifiques sérieux… Aujourd'hui, cette étroite pensée cartésienne a du plomb dans l'aile: les chercheurs n'hésitent plus à traquer la tristesse, la joie ou l'amour dans les méandres des cerveaux. Antonio Damasio, directeur du département de neurologie à l'université de l'Iowa, aux Etats-Unis (dernier ouvrage en date: Spinoza avait raison, aux éditions Odile Jacob), est l'un de ces chercheurs audacieux qui tentent de réconcilier le corps et l'esprit. Il l'explique ici: les sentiments sont, eux aussi, les résultats de l'évolution animale. Tenter de comprendre comment nos petits neurones produisent de si belles choses, ou de si vilaines, c'est s'interroger non seulement sur notre nature, mais également sur les fondements mêmes de la culture humaine



Longtemps, la science a entretenu une séparation entre le corps et l'esprit, estimant notamment que les sentiments n'avaient rien à faire avec la biologie. C'était presque une question taboue.

En effet. Pour des raisons multiples, religieuses surtout, on a cherché à cultiver cette distinction, et à préserver la vieille idée que l'esprit, ou l'âme, n'avait pas de support biologique. Descartes, qui fut un grand scientifique et un grand penseur, a scellé cette différence: pour lui, il y avait une substance pour le corps, une autre pour l'esprit. Seul Spinoza, qui vivait lui aussi au XVIIe siècle, à Amsterdam, comme Descartes, s'est rebellé: l'esprit et le corps devaient avoir, disait-il, une racine commune. C'était une position extrêmement courageuse et stupéfiante pour cette époque. Mais elle est restée incomprise, et longtemps le dualisme cartésien a perduré. Aujourd'hui encore, il nous est difficile d'admettre que nos sentiments, ces phénomènes si personnels, si privés, puissent avoir une base matérielle, comme si le reconnaître leur enlevait toute dignité. Pourtant, plus la science progresse, plus on comprend le fonctionnement des réseaux de neurones dans le cerveau, plus on est émerveillé par leur complexité, et par leur dignité.

Et plus on réalise que Spinoza avait vu juste. La neurobiologie affirme que les émotions et les sentiments sont eux aussi le résultat du long cheminement de l'évolution animale, c'est bien cela?

Exactement. Même les organismes très simples éprouvent des émotions, c'est-à-dire des réactions naturelles, automatiques, qui les conduisent, directement ou indirectement, à préserver leur corps et à assurer son équilibre interne. Face à une menace, par exemple, un animal va éprouver de la peur et se mettre en retrait. Avant même qu'il fuie ou qu'il se fige, il se produit des changements dans son organisme: la distribution du flux sanguin se modifie, des hormones sont sécrétées… C'est cette série de réactions, visibles ou non, qui constitue ce que l'on appelle «émotion».

«Pour qu'un animal éprouve des sentiments, il faut qu'il existe dans son cerveau une cartographie de son organisme»


L'émotion, au sens le plus simple, serait donc d'abord utilitaire, elle aurait pour but premier de protéger l'organisme, de faire en sorte qu'il se perpétue.

Il n'y a aucun doute qu'elle sert à cela. Spinoza le disait déjà: il y a un désir de durer dans nos corps. On peut dire que ce désir est inscrit dans tous les systèmes biologiques. Tous les animaux ont les mêmes types de réaction face à une menace: la fuite, l'immobilité ou l'agression… Même un organisme unicellulaire comme la paramécie, qui n'a ni corps ni cerveau, s'enfuit lorsqu'il rencontre un danger dans son environnement, une brusque variation de température, une vibration ou le contact d'un objet qui pourrait briser sa membrane.

Mais est-ce vraiment une émotion?

Il y a là l'essence du processus émotionnel. Les animaux disposent d'une gamme d'émotions primaires: la peur, le bonheur, la tristesse, la colère, la surprise, le dégoût… Ce dernier, par exemple, permet à l'animal de rejeter une protéine qui n'est pas bonne pour lui. Si on mange quelque chose d'avarié, on a immédiatement une réaction de rejet, notre visage se déforme et nous recrachons la substance ou nous la vomissons si nous l'avons déjà ingérée. Le corps se défend. L'animal, dégoûté, agit de la même manière. La mouche, qui possède un système nerveux minuscule, éprouve elle aussi des émotions: si on l'irrite, elle se met à voleter dans tous les sens pour éviter d'être écrasée. Prenez l'aplysia, un petit escargot de mer. Si vous le touchez, il se rétracte, son cœur bat beaucoup plus rapidement, sa pression sanguine augmente, on observe des émissions d'hormones dans tout son corps, et l'animal émet de l'encre noire pour masquer sa présence face au prédateur.

Ne me dites pas qu'il a peur!

Mais si! On assiste là à un miniconcert de cette émotion qu'on appelle en effet «peur» et qui nous concerne tout autant que cet escargot. Mais il y a une autre question: est-ce que l'aplysia ressent la peur? Là, j'en doute. Il ne se représente pas cette émotion, il ne la pense pas, à la différence des espèces animales complexes qui ont aussi une gamme d'émotions sociales: la sympathie, l'embarras, la honte, la culpabilité, l'orgueil, l'envie, la gratitude, l'admiration, l'indignation, le mépris… Les oiseaux, les chiens, les singes, les humains ressentent l'émotion, c'est-à-dire qu'ils ont, eux, la possibilité d'établir une relation entre la réaction automatique de leur organisme et l'objet, l'événement, la personne qui en est à l'origine.

C'est ce que vous appelez le «sentiment», qu'il faut donc distinguer de la simple émotion. Peut-on dire que le sentiment est la perception de l'émotion?

Absolument. Mais c'est aussi la perception de la cause de cette émotion. Lorsque nous éprouvons de la tristesse, nous la percevons physiquement, mais nous avons aussi conscience de ce qui l'a suscitée: une mauvaise nouvelle, la perte d'un objet, la disparition d'un être cher. Les émotions sont des manifestations visibles ou détectables dans le corps (par dosage d'hormones ou par enregistrement des ondes); les sentiments, eux, sont des images mentales, donc cachées… Ce sont en quelque sorte des idées du corps, la conscience d'un certain état du corps lorsque celui-ci est perturbé par un processus émotionnel. Les deux - émotion et sentiment - sont intimement liés, et nous avons tendance à les confondre. Toutes les émotions peuvent devenir des sentiments à partir du moment où nous établissons cette relation de cause à effet entre les transformations de notre corps et ce qui les a suscitées.

Votre escargot marin préféré connaît peut-être la peur, mais il n'a donc pas de sentiments.

Il connaît des émotions, la peur, la sensation de bien-être quand il mange, l'impression que la température ambiante lui convient ou qu'il se sent en sécurité. Il adopte un comportement que l'on peut associer à la souffrance, mais je doute en effet qu'il souffre comme nous ou comme des animaux complexes.

Comment le savez-vous?

Là, nous sommes dans le domaine de la spéculation, mais je m'appuie sur un constat: notre escargot n'a pas les dispositifs anatomiques nécessaires pour percevoir les changements qui se produisent dans son corps. Pour savoir si tel ou tel animal éprouve ou non des sentiments, il faut aller voir s'il existe, dans son cerveau, une cartographie de son organisme. C'est le cas chez l'homme: les différentes parties de notre corps sont représentées, un peu comme s'il y avait des cartes de correspondance. L'émotion peut aller directement au corps - c'est le cas de l'escargot - susciter des réactions chimiques, des signaux dans les muscles, les viscères. Mais elle peut aussi, c'est la grande différence, partir du cerveau lui-même, agir sur ces cartes de représentation du corps, et simuler en somme un état virtuel.

Quelles sont les espèces dotées d'une aptitude «sentimentale»?

Je pense que les oiseaux et les mammifères ont des sentiments. Je serais en tout cas navré d'apprendre qu'ils n'en ont pas. Les comportements de ces animaux sont très proches de ceux des humains. Ils disposent des fameuses structures cérébrales qui font l'encartage du corps.

Dans une bonne logique darwinienne, les sentiments auraient donc eux aussi été inventés par l'évolution, au stade des animaux les plus évolués. Mais pour quelle raison? En quoi apportaient-ils quelque chose de plus?

La nécessité, dans l'évolution, c'était d'avoir une représentation cérébrale du corps. Le cerveau reçoit en permanence des signaux de l'organisme tout entier, qui l'informent sur son état, via les nerfs, le réseau sanguin, et il réagit par des substances chimiques (quand le taux de glucose baisse, on ressent le besoin d'aller manger). Or, dans un cerveau complexe, où les informations reçues sont innombrables, ce système de détection a besoin d'une carte qui représente l'organisme, comme le schéma électrique d'un immeuble. C'est un avantage, car cela permet de répondre immédiatement et précisément aux demandes de l'organisme. L'évolution a donc retenu ce dispositif pour les animaux supérieurs… Mais celui-ci permet aussi d'établir une relation entre une réaction automatique du corps (l'émotion) et ce qui la provoque. La conséquence inattendue, ce sont les sentiments.

«Quand nous ressentons une joie ou une tristesse, celle-ci est toujours en relation avec ce que nous avons vécu ou ce que nous allons vivre»


Qui seraient donc nés un peu par hasard.

Exactement. Les sentiments ont permis d'aller encore plus loin: un être «sentimental» peut mettre en mémoire différents épisodes émotionnels avec leur cause, il peut prévoir qu'un certain événement risque de provoquer une mauvaise émotion, il échappe à la tyrannie de l'automatisme et acquiert un certain sens du bon et du mauvais. Cela plaide d'ailleurs en faveur de l'existence de sentiments chez les animaux complexes: ils montrent à l'évidence une certaine aptitude morale.

Morale! Les animaux?

Si un chimpanzé voit l'un de ses congénères exprimer une douleur, il va éprouver de la compassion à son égard. Il le fait même à l'égard des enfants humains. Récemment, dans un zoo de Chicago, un petit enfant est tombé dans la fosse des chimpanzés et s'est évanoui. On a alors vu une énorme mère chimpanzé s'approcher de lui, le prendre dans ses bras, doucement, comme s'il s'agissait de l'un des siens. Une belle démonstration de compassion… Certains animaux montrent aussi des preuves de culpabilité. On sait bien qu'un chien, par exemple, lorsqu'il a bravé un interdit, donne l'impression de se sentir coupable… Parmi les gorilles, où il y a des mâles dominants, on voit des conduites très proches de ce que nous appelons, nous, fierté ou orgueil: les dominants bombent le torse, les animaux soumis s'abaissent… Ces comportements que l'on observe chez les animaux évolués sont une esquisse de sens moral.

Si d'autres animaux éprouvent des sentiments, quelle est alors la spécificité de l'homme dans cette histoire?

C'est la richesse extraordinaire qui résulte de sa grande capacité de mémoire. Nos sentiments à nous sont complexes et profonds parce que, à tout moment, notre cerveau peut se faire une idée de notre passé et de notre futur. Quand nous éprouvons une joie intense ou une profonde tristesse, celle-ci est toujours en relation avec ce que nous avons vécu ou ce que nous allons vivre. En cela, nous sommes très différents des animaux: les chimpanzés et les bonobos n'ont pas ce pouvoir de donner un sens à leur passé et à leur futur, ce qui limite forcément la profondeur de leurs sentiments. Et puis, bien sûr, il y a notre langage, qui donne une autre dimension. Avec les mots, nous pouvons faire des catégories, comparer, délibérer, choisir…

A-t-on identifié, dans nos cerveaux, des zones qui correspondraient à ces fameux sentiments?

Grâce aux caméras à positrons, on peut visualiser les zones actives du cerveau à certains moments. On a découvert par exemple que l'amygdale (pas celle de la gorge, celle du cerveau) est liée au déclenchement de la peur et de la colère. Si vous vous trouvez nez à nez avec un ours, votre cortex visuel va envoyer des signaux à l'amygdale, qui déclenche la réaction de peur. Nous avons mené diverses expériences en demandant à des personnes sous scanner de penser à un épisode émotionnel de leur vie, et nous avons constaté que certains ensembles de neurones sont mobilisés pour certaines émotions, que les cartes cérébrales de la joie sont différentes de celles de la tristesse.

Y a-t-il une carte cérébrale de l'amour?

On peut identifier des zones impliquées dans les processus d'excitation sexuelle et de désir, mais prétendre qu'il y aurait une région du cerveau spécifique à l'amour serait stupide. Ce sentiment met en jeu une infinité de choses. L'amour d'une personne, de la nature, ou d'une œuvre d'art, ne mobilise pas les mêmes cartes de neurones. Si vous contemplez Guernica, votre cerveau va composer une émotion esthétique et un sentiment de plaisir en effectuant la synthèse entre la vision du tableau et les idées que vous lui associez. Vous allez penser à Picasso, à la guerre d'Espagne, peut-être à des événements personnels.

Tout cela nous incite à davantage de modestie. En somme, le monde animal est un peu moins éloigné de nous que nous le croyons.

Absolument. Il nous faut admettre que l'homme n'est que le prolongement de la longue histoire de l'évolution biologique animale, et que nous avons malgré tout beaucoup de choses en commun avec les animaux. Sommes-nous supérieurs? Bien sûr! Nous le sommes par notre langage, notre mémoire organisée, notre mode de raisonnement complexe et notre capacité à utiliser nos sentiments pour inventer ces choses nouvelles que sont la culture et l'Histoire.

Les conséquences de ces recherches sont immenses. On pourra envisager d'intervenir sur les émotions, voire sur les comportements sociaux, ce qui peut faire aussi frémir.

Il faut certainement que la société protège ses valeurs, et qu'on ne donne pas la possibilité à une corporation de contrôler les gens. Mais, comme toujours, il y a deux faces au progrès scientifique. Mieux comprendre la nature humaine ne peut que nous aider. Mieux connaître la genèse des émotions et des sentiments nous permettra aussi d'éclairer les conflits entre les individus, de réagir plus intelligemment aux manipulations dont nous pouvons être l'objet. Les applications en bio-médecine sont nombreuses. Plus nous comprendrons le mécanisme cérébral des émotions, plus nous pourrons soulager les gens qui souffrent de dépression, syndrome qui se développe autour du sentiment de tristesse. Cela est également utile dans le traitement de la douleur: lorsque l'on souffre physiquement, on est aussi envahi par le sentiment de souffrance. On devrait pouvoir le traiter. Je crois que de telles interventions thérapeutiques seront aussi importantes que les traitements contre la polio ou le sida.

Le philosophe George Steiner nous l'avait dit ici: la culture ne nous rend pas plus humains. Mieux connaître le fonctionnement de nos sentiments ne nous rendra pas forcément plus sentimentaux ni plus civilisés.

Nous avons maintenant ouvert une petite porte pour mieux comprendre nos sentiments et nous avons la responsabilité de faire des choix. Ce que nous appelons «relations sociales» ou «culture» ne vient que de nos cerveaux. Ce sont les cerveaux qui produisent et véhiculent des comportements, des romans, des poèmes, ou des lois. D'une certaine manière, on peut voir les règles sociales et éthiques, les institutions comme des prolongements de la recherche d'équilibre que l'évolution a menée. Il est pour moi incompréhensible que certains êtres humains ne soient pas capables de ressentir de la compassion. Ce qu'ont fait les nazis est hors de mon entendement, mais, hélas! ils ne sont pas les seuls dans l'Histoire. Cependant, les humains ne se contentent pas de montrer de la compassion comme les bonobos. Ils savent qu'ils ressentent de la compassion. Spinoza disait: «Le bonheur consiste pour l'homme à vouloir conserver son être.» Mais on peut ajouter avec lui que, si nous n'avons pas de souci pour les autres, il est impossible de continuer avec nous-mêmes.


sábado, junho 25, 2005

Alicerçando Poesia # 94 - Coventry Patmore 1823/1896


THE TOYS


Meu filhito, o dos olhos de quem sabe
muitas coisas, num ar de ser já grande,
pela sétima vez à minha lei
faltou; e eu bati-lhe, e com palavras
severas, sem beijá-lo, o despedi:
já lhe morreu a mãe, mais indulgente...
Mas em breve, caindo em mim, com pena
daquela enorme pena, e com receio
que o sono lhe fugisse, corro a vê-lo
no pequenino leito; adormecera
profundamente, as pálpebras sombrias,
as pestanas ainda humedecidas
pelo choro de há pouco... E então eu
com beijos essas lágrimas sequei
- mas outras lá deixei...


Pois na mesa ali junto do bercinho,
alinhara, com arte e devoção,
uma caixa de tentos, uma pedra
com azulados veios, um cristal
polido pelas ondas, seis ou sete
alvas conchas da praia, malmequeres,
e dois antigos cobres ferrugentos...
E fora assim, coitado,
nesse enleio de graça e de carinho,
que dera alívio ao pobre e magoado
do seu coraçãozinho...


Então a Deus a alma levantei...
e, chorando, lhe disse:
Meu Deus,
também nós desprezamos vossa Lei,
também nós homens a não entendemos
quantas e quantas vezes, e também
temos nossos brinquedos ilusórios...
Ah, quando nos julgardes, como Pai,
- a nós, que dia a dia sobrepomos
magras quimeras ao dever de irmãos,
- esses brinquedos vãos
também os perdoai
às crianças crescidas que nós somos!




In, Horas de Fuga, Edições Asa

Tradução de: Luiz Cardim



sexta-feira, junho 24, 2005

Alicerçando Imagens # 56 - autor desconhecido



Cristo em madeira do sec. XII - igreja de S. Maria del Tiglio, Gravedona, Lago de Como


quinta-feira, junho 23, 2005

Alicerçando Palavras # 77 - Antonin Artaud


Nous ne sommes pas encore nés
Nous ne sommes pas encore au monde, Il n'y a pas encore de monde, Les choses ne sont pas encore faites. La raison d'être n'est pas encore trouvée..."

quarta-feira, junho 22, 2005

Alicerçando Poesia # 93 - Henri Michaux 1899/1984




Desenho de Henri Michaux

CLOWN

Un jour.
Un jour, bientôt peut-être.
Un jour j'arracherai l'ancre qui tient mon navire loin des mers.
Avec la sorte de courage qu'il faut pour être rien et rien que rien, je lâcherai ce qui paraissait m'être indissolublement proche.
Je le trancherai, je le renverserai, je le romprai, je le ferai dégringoler.
D'un coup dégorgeant ma misérable pudeur, mes misérables combinaisons et enchaînements "de fil en aiguille".
Vidé de l'abcès d'être quelqu'un, je boirai à nouveau l'espace nouricier.
À coups de ridicules, de déchéances (qu'est-ce que la déchéance?), par éclatement, par vide, par une totale dissipation-dérision-purgation, j'expulserai de moi la forme qu'on croyait si bien attachée, composée, coordonnée, assortie à mon entourage et à mes semblables, si dignes, si dignes, mes semblables.
Réduit à une humilité de catastrophe, à un nivellement parfait comme après une intense trouille.
Ramené au-dessous de toute mesure à mon rang réel, au rang infime que je ne sais quelle idée-ambition m'avait fait déserter.
Anéanti quant à la hauteur, quant à l'estime.
Perdu en un endroit lointain (ou même pas), sans nom, sans identité.

CLOWN, abattant dans la risée, dans le grotesque, dans l'esclaffement, le sens que contre toute lumière je m'étais fait de mon importance.
Je plongerai.
Sans bourse dans l'infini-esprit sous-jacent ouvert à tous,
Ouvert moi-même à une nouvelle et incroyable rosée
à force d'être nul
et ras...
et risible...


Henri Michaux



terça-feira, junho 21, 2005

Alicerçando Palavras # 76 - Jorge Luís Borges



Contam os homens dignos de fé (porém Alá sabe mais) que nos primeiros dias houve um rei das ilhas da Babilónia que reuniu os seus arquitectos e magos e lhes mandou construir um labirinto tão complexo e subtil que os varões mais prudentes não se aventuravam a entrar nele, e os que nele entravam se perdiam. Essa obra era um escândalo, pois a confusão e a maravilha são atitudes próprias de Deus e não dos homens. Com o correr do tempo, chegou à corte um rei dos árabes, e o rei da Babilónia (para zombar da simplicidade do seu hóspede) fez com que ele penetrasse no labirinto, onde vagueou humilhado e confuso até ao fim da tarde. Implorou então o socorro divino e encontrou a saída. Os seus lábios não pronunciaram queixa alguma, mas disse ao rei da Babilónia que tinha na Arábia um labirinto melhor e que, se Deus quisesse, lho daria a conhecer algum dia. Depois regressou à Arábia, juntou os seus capitães e alcaides e arrasou os reinos da Babilónia com tão venturosa fortuna que derrubou os seus castelos, dizimou os seus homens e fez cativo o próprio rei. Amarrou-o sobre um camelo veloz e levou-o para o deserto. Cavalgaram três dias. e disse-lhe: “Ó rei do tempo e substância e símbolo do século: na Babilónia quiseste perder-me num labirinto de bronze com muitas escadas, portas e muros; agora o Poderoso achou por bem que eu te mostre o meu, onde não há escadas a subir, nem portas a forçar, nem cansativas galerias a percorrer, nem muros que te impeçam os passos.”

Depois, desatou-lhe as cordas e abandonou-o no meio do deserto, onde morreu de fome e de sede. A glória esteja com Aquele que não morre.



Jorge Luís Borges, O Aleph, Os Dois Reis e os Dois Labirintos, Editorial Estampa, 1993



segunda-feira, junho 20, 2005

Alicerçando Poesia # 92 - Yannis Ritsos


O Espaço Do Poeta


A escrivaninha negra com entalhes, os dois candelabros de prata,
o cachimbo vermelho. Está sentado, quase invisível, na poltrona,
com a janela sempre às suas costas. Por detrás dos óculos,
enormes e cautos, observa o interlocutor
à luz intensa, ele próprio oculto dentro de suas palavras,
dentro da História, com personagens seus, distantes, invulneráveis,
capturando a atenção dos outros nos delicados revérberos
da safira que traz num dedo, e alerta sempre para saborear-lhes as
expressões, nos momentos em que os tolos efebos
umedecem os lábios com a língua, admirativamente. E ele,
astuto, sôfrego, sensual, o grande inocente,
entre o sim e o não, entre o desejo e o remorso,
qual balança na mão de um deus, ele oscila por inteiro,
enquanto a luz da janela atrás lhe põe na cabeça
uma coroa de absolvição e santidade.
"Se a poesia não for a remissão - murmura a sós consigo -
não esperemos então misericórdia de ninguém".



Tradução de José Paulo Paes





Legado


Ele diz: creio na poesia, creio no amor, creio na morte,
exactamente porque creio na imortalidade. Escrevo
um verso, escrevo o mundo; existo; o mundo existe.
Da extremidade do meu dedo mínimo corre um rio.
O azul do céu é azul sete vezes. Esta pureza
é de novo a primeira verdade, a última das minhas
vontades.



Tradução Eugénio de Andrade



sábado, junho 18, 2005

Alicerçando Palavras # 75 - J. M. Coetzee


Por isso, tenho todos os motivos para me sentir insegura à vossa frente. Apesar deste magnífico prémio, pelo qual me sinto muito grata, apesar de ser uma espécie de promessa de que, na ilustre companhia daqueles que o ganharam antes de mim, estou acima da inveja temporal, todos sabemos, se quisermos ser realistas, que é apenas uma questão de tempo até os livros, que vocês hoje homenageiam e com cuja génese eu tive algo a ver, deixarem de ser lidos e, finalmente, de ser lembrados. E ainda bem. Tem haver um limite para o fardo de recordações que impomos aos nossos filhos e netos. Eles terão o seu próprio mundo, mundo esse onde nós cada vez participaremos menos. Obrigada.

J. M. Coetzee, Elizabeth Costello, Dom Quixote, 2004



sexta-feira, junho 17, 2005

Alicerçando Imagens # 55 - Parmigianino 1503-1540



Madonna do pesco�o grande, 1534, oleo sobre tela, 219 x 135 cm, Galeria dos Uffizi, Florenca

quinta-feira, junho 16, 2005

Alicerçando Poesia # 91 - Carlos Vitale


Códigos



Cada palabra dice lo que dice
y además más y otra cosa.
Alejandra Pizarnik




1
Con qué código
elegirás tu sol
la buena semilla
el día más sano

2
Aire de mar
cielo del Sur
lluvia de mí

3
La memoria del humillado
permanece
la memoria del humillado
no vende su memoria

4
Como
un viejo dolor
calla
y espera

La muerte
es un sueño
que me sueña

5
Miro hacia adentro
para no ver

Ojos de ciego
me miran

6
A través de mi voz habla el silencio

Con su propia voz

7
Digo
y contradigo

Sólo
aseguro
el sueño
y la derrota

8
Muerte a lo lejos

Canto difuso

Una sola nota bastará

9
Fuego
sobre
fuego

la hoguera de mis días

10
Yo pedía socorro
yo estiraba los brazos a la nada
yo pedía socorro
yo gritaba y gritaba
yo pedía

11
Por mis manos
limitado
al ritmo de mis pies
ando y desando
mi destino posible

Por mis manos
limitado
por mis manos

12
Como un ciego
busco la vereda del sol
sin más amparo
que un bastón en llamas

13
Hay
una voz
que invita
a la locura

¿Cuándo abriré
mis puertas
a su canto?

14
Toda razón consiste en persistir
como los ojos de los muertos que miran al vacío
toda razón consiste en persistir
hasta morirse

15
Preguntabas
qué era lo nuestro
lo que a nadie debíamos

Y yo
decía
el dolor
solamente el dolor

16
Mi memoria recuerda
lo que mis ojos
nunca conocieron

Juegos de la memoria
sobre tierra soñada

Mi memoria recuerda
pero miente

17
Voy llenando
de culpas
el abismo
que separa
de mí
mi propia vida

18
Tanto silencio
no entiende
por qué canto

19
Quién dirá
lo que callen mis palabras
lo que no diga mi voz
lo no nombrado


In Revista Malabia, Ano II, nº 13



quarta-feira, junho 15, 2005

Alicerçando Palavras # 74 - Fernando Campos


Partiam de Cória, do rio Alagón, as tropas cristãs, peonagem à frente, lanceiros, frecheiros, besteiros... do alto das penhas o olhar silencioso os seguia das águias e das funduras dos céus perscrutavam a terra falcões peregrinos, gaviões rapaces... floresta de piques, aljavas às costas, os arcos, as bestas, caminhada penosa, barrancos, taludes, pedregais e brenhas, a tropos-galhopos....dos ramos das árvores olham-nos espertos os corvos, as pegas... entre mesnada de cavaleiros a pesada, lenta carriagem, tirada por mulas, carroças com porcos e as manadas de bois, os rebanhos de ovelhas e bodes tocados por moços monteiros e matilhas de cães vigilantes... e um bando de andorinhas - que a hora soara - voo levantava, julgando emigravam como elas também... atrás, comboiado pelo garbo da fina flor dos barões, ao vento estandartes que empunhavam alférezes, el-rei Dom Alfonso em seu corcel formoso... na alcândora dos ninhos vigiavam conspícuas cegonhas, os grous, e no chão acolhiam-se às luras coelhos e lebres... Marcham para sul, sem perderem vista da fresca ribeira, que o calor aperta. Galgam os penhascos do Tejo pela ponte de Alcântara, nem se dando conta, a um lado, em destroços, do pequeno templo antigo de ervas coberto, de sardões habitado, vazio dos imortais deuses mortos.

Fernando Campos, O Cavaleiro da Águia, Difel, 2005



segunda-feira, junho 13, 2005

Na morte de Eugénio de Andrade 1923/2005



Retrato de Eugenio de Andrade de Julio Pomar, tinta da china, 1951




A poesia, se não for o lugar onde o desejo ousa fitar a morte nos olhos, é a mais fútil das ocupações.





Adeus

Já gastámos as palavras pela rua, meu amor,
e o que nos ficou não chega
para afastar o frio de quatro paredes.
Gastámos tudo menos o silêncio.
Gastámos os olhos com o sal das lágrimas,
gastámos as mãos à força de as apertarmos,
gastámos o relógio e as pedras das esquinas
em esperas inúteis.

Meto as mãos nas algibeiras e não encontro nada.
Antigamente tínhamos tanto para dar um ao outro;
era como se todas as coisas fossem minhas:
quanto mais te dava mais tinha para te dar.
Às vezes tu dizias: os teus olhos são peixes verdes.
E eu acreditava.
Acreditava,
porque ao teu lado
todas as coisas eram possíveis.

Mas isso era no tempo dos segredos,
era no tempo em que o teu corpo era um aquário,
era no tempo em que os meus olhos
eram realmente peixes verdes.
Hoje são apenas os meus olhos.
É pouco mas é verdade,
uns olhos como todos os outros.

Já gastámos as palavras.
Quando agora digo: meu amor,
já não se passa absolutamente nada.
E no entanto, antes das palavras gastas,
tenho a certeza
de que todas as coisas estremeciam
só de murmurar o teu nome
no silêncio do meu coração.

Não temos já nada para dar.
Dentro de ti
não há nada que me peça água.
O passado é inútil como um trapo.
E já te disse: as palavras estão gastas.

Adeus.


Eugénio de Andrade

Alicerçando Poesia # 90 - José Tolentino Mendonça


UMA HISTÓRIA DISTANTE

Levada por fantásticos caminhos
atravessei países vacilantes...

Sophia de Mello Breyner Andresen




Somos uma coisa em nosso corpo
lenta e absoluta que nem conseguimos
no escuro se abre
seu odor, seu aspecto, sua lei

cada um de nós jaz por terra muito depois que se levanta
tudo o que possui não cobre metade do seu reino
e apesar do domicílio fixo, das horas certas
dormimos a céu aberto, pelas estradas


A ESTRADA BRANCA, ASSÍRIO & ALVIM, 2005



sábado, junho 11, 2005

Alicerçando Poesia # 89 - Fiama Hasse Pais Brandão


A um poema

A meio deste inverno começaram
a cair folhas demais. Um excessivo
tom amarelado nas imagens.
Quando falei em imagem
ia falar de solo. Evitei o
imediato, a palavra mais cromática.

O desfolhar habitual das memórias é
agora mais geral e também mais súbito.
Mas falaria de árvores, de plátanos,
com relativa evidência. Maior
ou menor distância, ou chamar-Ihe-ei
rigor evocativo, em nada diminui

sequer no poema a emoção abrupta.
Tão perturbada com a intensa mancha
colorida. Umas passadas hesitantes.
entre formas vulgares e tão diferentes.
A descrição distante. Sobretudo esta
alheada distância em relação a um Poema.


Três Rostos






Só a rajada de vento
dá o som lírico
às pás do moinho.

Só as coisas trocadas
pelo amor das outras
têm voz.

2002




sexta-feira, junho 10, 2005

Alicerçando Imagens # 54 - Juan Gris - 1887/1927



Retrato de Picasso, 1912, �leo sobre tela, 93,4x74,3cm, The Art Institute - Chicago.


quinta-feira, junho 09, 2005

Alicerçando Palavras # 73 - Norbert Wiener


Non, l'avenir n'offre que peu d'espoir à ceux qui attendent de nos esclaves mécaniques l'avènement d'un monde où l'on pourra se passer de penser. Certes, ils nous aideront, mais en échange ils exigeront un prix très élevé au détriment de notre honnêteté et de notre intelligence. Le monde de l'avenir sera une lutte de plus en plus serrée contre les limites de notre intelligence, et non un hamac confortable dans lequel, paresseusement étendus, nous serons servis par nos exclaves mécaniques.

Norbert Wiener, God & Golem inc., Édition de l'Éclat



quarta-feira, junho 08, 2005

Alicerçando Poesia # 88 - Manoel de Barros


Com pedaços de mim eu monto um ser atônito.


Manoel de Barros - Livro sobre nada



terça-feira, junho 07, 2005

Alicerçando Imagens # 53 - Cy Twombly



Wilder Shores of Love, 1985


segunda-feira, junho 06, 2005

Alicerçando Palavras # 72 - Susan Sontag


Qu'est-ce que le temps et qu'est-ce que l'espace? Ou plutôt pourquoi le temps? Pourquoi l'espace? Le temps? Le temps existe pour que tout n'arrive pas simultanément. Et l'espace? L'espace, pour que tout ne vous arrive pas simultanément.

Le fait le plus inéluctable, le plus effrayant (le plus perturbant), le plus difficile à digérer, humainement parlant, est tout bonnement la coexistence des choses. Alors que ceci se produit, cela se produit aussi: en même temps.

Je suis dans ma tête. Je suis ici. Seule réalité tangible en ce jour. Le reste - le passé comme le futur - n'est que mémoire, n'est qu'errance de l'imagination.


D'après Susan Sontag, lettre au Nouvel Observateur, 29 avril 1994



sábado, junho 04, 2005

Alicerçando Palavras # 71 - Marcel Proust


Uma faceta de Proust


Cher ami, je me décide à ne pas me coucher aujourd’hui. Je serai donc visible tantôt. Seulement je tâcherai de dormir l’après-midi tout de même. Et si vous pouviez passer avant d’aller chez les Dreyfus ce serait le mieux. Si vous ne pouviez avant, tout de suite après serait bien aussi. Enfin le mieux de tout serait tout de suite après votre dîner ou tout de suite avant (de préférence tout de suite après). Enfin si, pour ce jour de terrible énervement causé par l’excès de fatigue, vous pouvez me donner le grand plaisir d’une visite, j’en serai très heureux. Si je dormais quand vous viendriez, revenez. Un mot me fixant sur l’heure de votre visite me fera grand plaisir pour que je puisse dormir sans inquiétude, ne sachant pas si vous allez venir la minute suivante... Si vous ne pouvez venir à 1 heure ou 2 heures, 3 heures au plus tard, j’aime mieux que vous ne veniez pas avant 7 ou 9 heures du soir parce que cela me donnera plus de temps pour me reposer. Si une visite exclut les autres, ce que je préfère à tout, est 8 heures 1/2 du soir. Si vous venez en sortant de chez les Dreyfus, amenez Reynaldo, auquel je vais du reste peut-être écrire. Mais dites-lui que l’après-midi je dormirai.


Lettre de Marcel Proust à Antoine Bibesco, été 1902,
in Le Nouvel Observateur, 18 novembre 2004



sexta-feira, junho 03, 2005

Alicerçando Imagens # 52 - Masaccio 1401-1428



Expulsão do Paraíso, 1424-28, fresco, Capela Brancacci, Florença


quarta-feira, junho 01, 2005

Alicerçando Poesia # 87 - Ahmed Arif - Turquia 1927_1991


Cá Dentro


Muro de pedra, já sabes?
Porta férrea, janela cega,
Almofada, beliche, corrente,
Ideal por que vim e por que vou à morte,
Retrato escondido em trevas,
Vós já sabeis?
Cebola verde trouxe-me a visita,
O meu cigarro cheira a cravo
Nos altos, lá na terra, veio a primavera...



Tradução de Dona Zugravescu